10 principes de réussite dans la vie personnelle et professionnelle

Pour vous aider à trouver des solutions, réussir à changer et évoluer.

Départ 100m athlétisme, image Getty

1. Soyez actif.

Prenez l’initiative dans la vie. Vous prendrez conscience que vos décisions sont le premier facteur d’efficacité de votre vie. Assumez la responsabilité de vos choix et des conséquences positives qui vont suivre. Aimez prendre des décisions et des initiatives, et constatez le bien que cela vous fait.

D’ailleurs, pour garantir toute réussite, il faut un réel engagement. C’est l’étape la plus difficile. Ce n’est pas une promesse ou un souhait, mais un acte d’accomplissement. Pour que la décision commence à s’opérer, vous devez prendre une première action immédiate à sa réalisation (envoyer un message, rédiger un plan, prendre un rendez-vous…). Une fois commencé, cela devient plus facile. Maintenir l’engagement de ses décisions est la clé de toute réussite. J’ai été fréquemment témoin que la citation ci-dessous est étonnamment vraie:

Jusqu’à ce que l’on s’engage, il y a de l’hésitation, la possibilité d’abandonner, toujours l’inefficacité. Dans tous les actes relatifs à l’initiative (et à la création) réside une vérité élémentaire dont l’ignorance fait échouer une quantité innombrable d’idées et de splendides projets: à partir du moment où l’on s’engage définitivement et de tout son être, alors la providence avance aussi. Toutes sortes de choses surviennent pour nous aider qui ne se seraient jamais produites autrement. Tout un courant d’événements naissant de cette décision jaillissent en sa faveur par des péripéties ou des rencontres, toutes de manières imprévues, ainsi qu’une assistance matérielle qu’aucun homme ne peut rêver. J’ai acquis le plus profond respect pour ce couplet: “Quoi que vous fassiez ou rêviez de faire, commencez-le. La qualité primordiale de l’audace est son génie, sa puissance et sa magie.” Commencez maintenant !

— William Hutchinson Murray: The Scottish Himalayan Expedition (1951)

2. N’ayez pas peur de perdre.

C’est comme gagner, cela fait parti du jeu. C’est une éventualité qu’il faut savoir assumer en tirant les leçons de ses insuffisances pour s’améliorer. Prenez du recul sur l’évènement en admettant sa simple réalité, ni pire, ni meilleure, juste un fait. Mais perdre ne signifie pas toujours qu’on a commis une erreur. Bien qu’on pense avoir eu toutes les données, pris les bonnes décisions au bon moment, avoir bien agi, il arrive que les éléments soient contre vous. Dans ce contexte, perdre n’est qu’un résultat, ce n’est pas une faute.

Toutefois, l’échec n’est jamais une situation permanente. Le mouvement (ou changement) est perpétuel, il suffit de le susciter ou de l’accompagner. La réussite viendra si l’on croit avec certitude au bien-fondé de son projet. Osez prendre des décisions, c’est la seule manière d’avancer.

Cette peur de perdre ou de prendre un risque porte un message positif: on anticipe que ce qui va se produire nécessite d’y être préparé. Anticiper et accepter le risque, la défaite ou l’erreur (et donc s’y préparer) permet d’éviter des conséquences désastreuses et de persévérer plus sereinement. Beaucoup de gens préfèrent fuir la vérité et sauver la face par un mensonge. Malheureusement, cette attitude cause beaucoup de dommages autour de soi (aussi bien humain que financier). La vérité est toujours coriace.

3. Il est inutile de forcer le passage si les gens ou l’environnement ne s’y prêtent pas.

Une révolution industrielle, culturelle ou scientifique est souvent rejetée, car elle remet en cause trop d’idées préconçues, trop d’habitudes. Si la transition est soudaine, elle sera écartée. Les gens doivent être préparés progressivement à recevoir cela. On cultivera un climat favorable et une vision positive de l’avenir en expliquant le bienfait qu’apportera l’innovation. Vous allez vite comprendre que, pour atteindre ses objectifs, personne n’y arrive seule. À un moment donné, il y a toujours un échange avec quelqu’un; de sa réaction peut dépendre la suite du projet.

4. Pour convaincre son adversaire, il faut le respecter…

…et ne jamais le considérer comme un imbécile. Son point de vue et ses préoccupations sont différents des miens. Ils sont justifiés à ses yeux, même si, de mon côté, je ne les partage pas. Il a ses raisons et je dois composer avec. Pour le persuader, on doit d’abord chercher à le comprendre, puis à être compris en retour. Cette écoute empathique met l’autre dans une obligation d’écoute réciproque et une ouverture d’esprit. Il s’en dégage une atmosphère bienveillante et positive, à condition que l’autre ait autant envie que vous de progresser. Écoutez-le. Quand il parle, écoutez-le pleinement et ne pensez pas à ce que vous allez répondre. La plupart des gens n’écoutent jamais, ni n’observent. Créez une situation de gagnant / gagnant, c’est la seule stratégie qui fonctionne à long terme. Il est faux de croire que, pour gagner, l’autre doit perdre, car il sera frustré et réclamera une revanche. Comme vous n’aurez pas la paix, vous n’aurez pas gagné.

5. Pour atteindre ses objectifs, il faut découper ses actes en une suite de séquences,…

…en gardant en tête la mission à réussir. Aidez-vous d’outils comme une simple liste de tâches ou la gestion de projet pour se forcer à s’organiser. C’est notre responsabilité de toujours s’assurer que ces tâches sont toutes accomplies et qu’elles respectent le plan d’ensemble. Toujours vérifier, quitte à ne pas faire confiance. Cela paraît évident, mais c’est comme cela qu’on évite les erreurs. Pour tenir l’engagement de ses décisions, on restera souple dans son approche. Par exemple, on acceptera que les tâches intermédiaires ne s’effectuent pas dans le bon ordre ou avec le résultat idéal. C’est l’objectif final qui doit être achevé parfaitement. Le chemin pour y arriver peut être différent de ce que l’on avait prévu.

En outre, quand vous visez un objectif à long terme qui nécessite un engagement personnel continu, il est parfois difficile de maintenir aussi longtemps sa motivation. Ceci est d’autant plus vrai quand son évolution est lente, comme se débarrasser d’une mauvaise habitude, récupérer après un incident de santé, transformer son quotidien, créer et bâtir un projet ambitieux qui vous tient à cœur… Le principe pour réussir est très simple : s’engager constamment à progresser par des petites actions. Chaque jour, on s’améliore d’une certaine manière, chaque jour, on fait un petit progrès. Ainsi, on ne se soucie plus de préserver une situation et une qualité de vie puisqu’on se préoccupe constamment de l’améliorer !

6. Un problème a besoin de mûrir pour être traité.

Cette maturité passe par deux étapes. La première est la prise de conscience de la réalité certaine d’un problème. Ce constat est à rapprocher du proverbe: “on a toujours tort d’avoir raison trop tôt”. Vouloir régler des problèmes trop tôt alors que peu de monde en a vraiment connaissance, c’est faire face à un mur d’incompréhension. La deuxième étape est de faire naître une conviction. Pour qu’une personne résolve un problème, elle doit d’abord croire qu’il existe une solution. Au terme de cette réflexion, se poser la bonne question ou oser admettre un problème, puis croire en sa résolution revient à aussitôt révéler la réponse adaptée.

Souvent, la pensée prend beaucoup de temps à franchir les deux étapes. Par exemple, vous connaissez une personne (peut-être vous ?) qui vivait dans un état oppressant, nuisible, déprimant et, bien qu’elle en savait les raisons, ne faisait aucun effort pour s’en débarrasser. Et pourtant, un jour, quelque chose a basculé dans son esprit. Le changement n’était plus un désir confus mais une nécessité absolue, presque vitale. À ce moment, la douleur qu’elle ressentait à subir cette condition devenait insupportable, elle devait agir. Elle s’est exigée à réussir, nourrissant la plus forte des motivations, elle a accepté la solution qui s’offrait. Depuis, cette décision a transformé sa vie. Quand survient cet évènement, il faut être prêt pour accompagner et réussir cette évolution.

7. Il est essentiel de respecter la loi et le droit à tout moment.

Au-delà du conseil de bon sens, ces normes forment un cadre à l’intérieur duquel nous nous exprimons librement. Si elles deviennent étouffantes, il faut changer d’orientation, mais ne jamais tomber dans l’illégalité. Sinon, cela vous sera reproché un jour ou l’autre à cause d’un contrôle, d’un oubli ou d’une trahison. Un sport est fait de règles. Si on ne les respecte pas ou qu’on accuse l’arbitre, autant changer de discipline ! Dans la vie et en affaire, c’est pareil.

Pourtant, il est parfois bon de briser les règles (mais pas la loi !). Il y a tant de règles, d’habitudes et de traditions qui régissent nos vies, nos relations et nos activités. Il faut oser sortir des sentiers battus pour satisfaire ses ambitions. À l’évidence, il est impossible d’être anticonformiste ou original tout en refusant de casser quelques-uns de ces usages. Ces règles peuvent étouffer nos libertés et confiner l’ambition de ceux qui veulent progresser davantage.

8. Il faut respecter une certaine morale et s’imposer une déontologie.

D’abord pour soi; cela exige de bien se connaître et de faire un travail spirituel pour identifier ses valeurs fondamentales. Ensuite, on le fait pour les autres qui vous prendront pour modèle et vous respecteront. En gage de sa valeur, cette morale et/ou déontologie sera publique, affichez-la ! Elle devra être positive et bénéfique, c’est-à-dire qu’elle ne sera pas pensée pour votre profit égoïste, mais pour le bien de la communauté.

9. Écouter son instinct.

C’est cette petite voix qui dit ce qui est bien ou mal, que vous avez raison contre tous, que vous avez fait le bon ou le mauvais choix, que c’est ou non la bonne personne, une impression de confiance ou de malaise; vous sentez quelque chose qui dépasse le moment présent. Là aussi, il faut bien se connaître, faire un travail spirituel et de méditation pour être capable de taire ses désirs, ses besoins, laisser de côté la volonté des autres et l’influence extérieure. C’est dans ce silence de l’esprit que cette intime conviction nous donne la réponse.

Alors, faîtes-vous confiance ! Vous allez découvrir la force que vous possédez et stimuler votre capacité d’agir positivement sur votre vie. Au tréfonds de vous-même, demandez-vous qui voulez-vous être — pas ce QUE vous voulez être, mais QUI ? Oubliez ce que vos parents, compagnons, amis ou l’entourage attendent de vous. Soyez honnête et sincère sur ce qui vous rendrait véritablement heureux, même si cela semble une folie pour les autres. Quelle opinion avez-vous de vous, en vrai, sans vous mentir (mettez à l’écart l’image que vous donnez aux autres) ? Cela correspond-il à votre niveau d’exigence personnel ? L’acceptez-vous, en êtes-vous fier ou considérez-vous que vous valez mieux que cela ? Ne vous trouvez pas d’excuses. Vous êtes vivant et présent. Quel que soit votre état et ce qu’il vous reste, vous bénéficiez toujours d’énergie pour avancer, de choisir quel chemin suivre et de le parcourir à votre rythme. Si vous lisez ces lignes, c’est que vous vous posez les bonnes questions. Quand vous saurez qui vous êtes et qui vous voulez devenir, à partir de là, vous trouverez la motivation d’aller de l’avant.

10. Faîtes un effort !

C’est la règle la plus importante et la plus évidente de toutes. Vous ne gravirez pas les marches du succès en gardant les mains dans les poches. Comment croyez-vous réussir autrement ? Sans discipline et sans effort, la réussite est impossible. Cela consiste à faire le choix de réaliser ce qui doit être accompli aussi longtemps que nécessaire — que vous aimiez cela ou non ! Là est votre avantage sur les autres puisqu’ils n’ont pas la volonté d’effectuer ce travail. C’est pour cela que vous réussirez. Quels que soient vos objectifs et vos aspirations, l’effort et la discipline seront les véhicules qui vous y amèneront.

Vous deviendrez insensible à la corvée dès l’instant où vous l’aurez transformée en habitudes ordinaires et en routines, en un effort constant et léger. Cela vous aidera à minorer la difficulté de la tâche et votre atermoiement. De plus, pour assurer votre engagement, vous l’accompagnerez d’une motivation qui vous stimulera tous les jours. Donc, trouvez les “pourquoi vous devez le faire” (une forte série de raisons et d’objectifs) et écrivez-les clairement. Et si cela n’est pas suffisant, c’est que vous n’en sentez pas la nécessité. En effet, quand vous êtes face à une obligation, une exigence absolue d’avancer, d’évoluer, de découvrir des solutions, alors l’impératif de faire ce travail sera le moteur naturel de la motivation.


2 principes pour réussir à réformer une organisation

Une organisation collective (État, administration, grande entreprise) doit aussi s’adapter dans la mesure où son personnel et son environnement évoluent également. Les règles qui s’appliquent à la réussite personnelle et professionnelle définissent un cap et donnent de l’inspiration. Toutefois, elles ne sont pas suffisantes. Tout le monde doit y participer, même ceux qui s’y opposent, et il faut s’arranger avec une équipe déjà en place, pas toujours convaincue du bienfondé du projet. Voici deux principes qui permettent d’y arriver, fruits de l’expérience de ceux qui ont réussi à réformer des organisations, avec détermination.

Principe 1. Plus une organisation est ancienne, plus elle génère des contraintes qui ralentissent son propre fonctionnement.

C’est une loi de l’évolution qui concerne toutes les organisations. Le pouvoir et la force cherchent toujours à grandir. La force politique, la force idéologique, la force économique, la force religieuse sont avides de conquêtes par le grand nombre (taille du peuple, taille du territoire, taille de l’entreprise, croissance du chiffre d’affaires, nombre de fidèles…). Cette grandeur charme et asservit les esprits car elle promet l’efficacité. Séduit par cette promesse, on nourrit l’ogre sans cesse. Avec l’âge, les règles s’accumulent au point où l’organisation est frappée d’immobilisme. Elle ne s’aperçoit pas de sa lourdeur, de son inefficacité, de son autisme hors des réalités, atteignant un narcissisme total. Ses règles n’organisent plus, ne protègent plus, leurs accumulations étouffent et créent un sentiment de rejet ou de résignation. Seuls les individus suffisamment éloignés du centre de décisions parviennent à faire quelque chose, et chaque fois qu’ils le font, ils violent une demi-douzaine de lois. À ce sujet, être seul à ne pas se conformer à une loi fait de nous un délinquant. Pourtant, être plusieurs à faire de même transforme l’acte délictueux en revendication lorsque cette action de désobéissance est rendue publique et les motivations reposent sur des raisons solides (la loi ou son interprétation ambigüe cause plus de mal –un déséquilibre, une iniquité– qu’elle ne crée de bien ou ne protège). L’intérêt n’est plus particulier, mais se change en exigence collective et réfléchie. Contourner les règles (règle 7) est parfois salutaire, si on agit en respectant une certaine morale (règle 8) et en écoutant son instinct (règle 9). Donc, transformer l’organisation implique deux prises de conscience. La première est de dénoncer sans relâche les dérives et les anomalies. La deuxième est de persuader avec constance que grossir la force et le pouvoir ne produit plus aucun effet, et qu’après en avoir tiré les leçons, une organisation toute différente doit naitre. Ainsi, les gens participeront volontiers aux actions successives pour bâtir une solution à taille humaine qu’ils pourront à nouveau contrôler. L’ultime éventualité serait d’imposer une rupture, appliquer une nouvelle méthode et, dans certains cas, se séparer de l’équipe en place afin qu’elle ne conserve ni ne transmette ses anciennes habitudes. Ce n’est pas facile à mettre en pratique ni à expliquer, mais la sauvegarde des intérêts collectifs est parfois à ce prix.

Principe 2. Il y a 5 conditions de réussite d’une réforme.

1- Faire une seule réforme à la fois. 2- Ne pas faire d’annonce. Toute annonce de réforme fait peur, et s’organise la “résistance” et le refus. Mieux vaut rester discret pour éviter les fantasmes qui nourrissent cette peur du changement. 3- Pas de décision unilatérale ou dans un cadre qui joue avec les symboles (pas de cérémonie, de discours, de loi, mais plutôt le contrat, la négociation, la pédagogie), et jouer sur un ton moins formel, voire officieux, pour dédramatiser. Si nécessaire, la symbolique ne sera utilisée que lorsque le processus sera fini et prêt à être appliqué. 4- Impliquer dans la préparation et la négociation toutes les personnes sur lesquelles va s’appliquer la réforme. On discute avec tout le monde, les dirigeants comme les exécutants (les chefs ne sont pas les seuls concernés). Elle sera ainsi bien adaptée, mieux accueillie et mieux appliquée avec efficacité. 5- Ne pas s’imposer de délai avec une date limite, car pour le respecter on s’oblige à une dernière concession et à un rapport de force qui peut pourrir la conclusion du projet.

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